Les pratiques et les univers de chacun s’articulent sur différentes frontières dans une construction cartographique du collectif. Processus créatif perpétuel, les productions personnelles côtoient les collaborations ; une occasion de mettre en place des manières de créer poreuses et hybrides. Expérimenter de nouvelles formes. Aller à la rencontre de la matière. Prendre des risques. Tâtonner. Se tromper, encore. Cultiver les paradoxes. Proposer de nouvelles attitudes, et par touches infimes, partager de nouveaux espaces du sensible. Durant un mois, la résidence permet à de nouvelles intentions créatrices d’émerger, dans une volonté généreuse d’exprimer leur vision du présent. Au sein d’un espace-temps parcellé, l’histoire est composée de reflets démultipliés, dans une tentative de re-création d’une réalité éclatée en ses innombrables interprétations. La résidence est fragmentée, elle est 4. Composée de nos moments collectifs de collaboration, de discussions.  De nos moments intimes, de réflexion sur soi, de nos productions personnelles, de nos doutes et nos fascinations. La résidence c’est aussi boire un café, fumer une cigarette, regarder un film, aller au supermarché. La résidence est à Bruxelles ; elle est aussi à Paris, à Bordeaux, en transit, sur les réseaux sociaux et dans nos textos. Images réelles et images mentales s’entrelacent, entre présence et mémoire, interrogeant le regard que l’on porte sur les choses. Cette résidence, c’est une boule à facette, une histoire multiple. L’histoire d’un collectif kaléidoscopique.

 After Affect pour After After


BLIND FOR LOVE, C’EST UN REGARD DÉMULTIPLIÉ SUR LES MARQUES. PARCE QU’ELLES ENVAHISSENT NOTRE QUOTIDIEN, S’ACCUMULENT TOUT AUTOUR DE NOUS, LES MARQUES SONT DEVENUES DES OUTILS SYMBOLIQUES DONT ON DISPOSE AUJOURD’HUI POUR CONSTRUIRE NOTRE IDENTITÉ. LA PORTER, LA VÉNÉRER, LA POSSÉDER, C’EST ACQUÉRIR PAR ASSOCIATION LA VALEUR DE CETTE MARQUE, LES REPRÉSENTATIONS SOCIALES ET POLITIQUES QU’ELLE CONTIENT, LE SENTIMENT DE RALLIEMENT QU’ELLE CRÉE, LE PRESTIGE ET LA RECONNAISSANCE QU’ELLE APPORTE.


BLIND FOR LOVE PROPOSE DE METTRE EN VITRINE LES NOUVEAUX LANGAGES, CODES ET DÉRIVES DE CES MARQUES; REPRÉSENTATION FRAGMENTÉE DE LA MANIÈRE DONT LES MARQUES ENVAHISSENT NOS ESPACES FAMILIERS, EXPLORENT LE MILIEU ARTISTIQUE ET AFFECTENT NOTRE SENTIMENT D’APPARTENANCE À UNE COMMUNAUTÉ.

AFTER AFFECT pour BLInd for love


Nos 5 coups de cœur de la première édition du Week-end de l’art contemporain de Bordeaux :

Nous sommes partis à la découverte de la première édition du WAC (Week-end de l’art contemporain) de Bordeaux, qui s’est tenu du 28 septembre au 1er octobre. Voici nos cinq coups de cœur. Le Week-end de l’art contemporain (WAC) est bien parti pour devenir le nouveau grand événement culturel de l’année à Bordeaux. La toute première édition, qui s’est tenue du 28 septembre au 1er octobre, a regroupé 80 artistes dans 32 lieux différents, partout dans la ville. L’idée d’organiser cet événement remonte à janvier dernier. Pour la première fois, les lieux d’art de la ville ont décidé de se fédérer afin d’organiser un week-end entièrement consacré à l’art contemporain – une manière de démocratiser l’art dans la ville et de rendre accessible à tous des lieux parfois encore inconnus du grand public. Ce premier jet a été pour nous l’occasion de partir à la découverte de la scène artistique locale. Voici nos cinq grands coups de cœur.

1/ Les "contrefaçons" du projet Gum

Commençons par une grande vague de fraîcheur, qui nous est offerte par une scène émergente et alternative pleine d’énergie. Le collectif Gum, créé par le duo Ruiz Stephinson et un groupe de jeunes artistes bordelais, développe des projets d’une grande diversité – telles que des résidences d’artistes sur le Web ou des collections de vêtements se situant entre œuvres d’art et "créations de haute couture".

Le projet Copyright de Sophie Deltombe nous montre ainsi une ligne de vêtements bardés de logos de grandes marques. Pour elle, c’est "à la fois une critique de l’industrie de la mode et de son influence sur les gens et aussi le pur plaisir esthétique du détournement". 

Plus de Gum par , plus de Sophie Deltombe par ici et encore plus de Ruiz Stephinson par .

(...) 

Laetitia Gorsy pour KONBINI

http://www.konbini.com/fr/inspiration-2/wac-bordeaux-une-premiere-edition-du-week-end-de-lart-contemporain-prometteuse/


C’est une histoire qui commence ici.
Dans une cabane en particulier.
C’est une histoire qui se conjugue au pluriel.
La diversité dans la singularité. Et vice-versa.
Le besoin d’un tout, l’envie d’un nous.
Un point de départ pour After A ect.
Faire l’expérience de la cohésion.En trouver le sens. C’est une histoire que nous écrivons. Prémices d’une odyssée qui se compose.
Sans dénouement.

Lena Peyrard Concile pour objet: re: re: re: re: 


GUM EST UN REGARD SUR LA FABRIQUE DES IDENTITÉS INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES, UNE RÉPONSE ARTISTIQUE À L’UNIFORMISATION DES CLASSES SOCIALES, DES TRANCHES D’ÂGE ET À L’INJONCTION À SE SINGULARISER. GUM EST UNE LIGNE DE PRÊT-À-MÂCHER CONTRE LE WHITE-CUBE-WASHING. GUM EST UN MANIFESTE ESTHÉTIQUE ET POLITIQUE EN CONSTANTE ÉVOLUTION. 

EXPOSITION DE « COPYRIGHT », UNE COLLECTION DE VÊTEMENTS QUI INTERROGE LA MARQUE EN TANT QU’OUTIL D’IDENTIFICATION ET LES POSSIBILITÉS INFINIES D’INTERNET QUAND À JOUER LIBREMENT DE SES COMPOSANTS NARRATIFS. APPROPRIER, DÉTOURNER, DÉPLACER OU INVERSER LA VALEUR D’UNE MARQUE POUR MIEUX S’APPROPRIER LES LOGIQUES QUI ONT GUIDÉS SA CONCEPTION ET SA FABRICATION. « COPYRIGHT » PROPOSE UNE NOUVELLE VISION DE CES MARQUES EN VUE D’UNE EXTENSION, D’UNE COLLABORATION OU D’UNE AUGMENTATION DE SES MODES DE CONSOMMATION.

RUIZ STEPHINSON pour gum


Le project space offre une carte blanche à quatre étudiants, fraîchement diplômés de l’EBABX, École d’Enseignement Supérieur d’Art de Bordeaux, à disposer d’un espace d’exposition au sein du projet continuum. 

Pour ce premier projet, Nicolas Milhé – artiste et enseignant à l’EBABX – propose d’ouvrir le bal avec Sophie Deltombe, Kévin Barois, Jules Baudrillart et Nicolas Degrange (membres du jeune collectif After Affect). Accueillis avec beaucoup d’enthousiasme, c’est à eux qu’il incombe d’inaugurer ce nouveau projet, avant de fixer les règles du jeu et de penser à un passage de témoin.

Laurent Kropf pour kallax 


AFTER AFFECT EST UN COLLECTIF D'ARTISTES CONSTITUÉ DE LÉNA PEYRARD, SOPHIE DELTOMBE, JULES BAUDRILLART, KÉVIN BAROIS ET NICOLAS DEGRANGE. 

AFTER AFFECT EST UNE VIBRATION ÉLECTRIQUE QUI SE PROPAGE LIBREMENT DANS L’ESPACE. UN CLIMAT QUI CHANGE, UN NULLE PART INCERTAIN OÙ L’ON SE TROUVE, OÙ L’ON SE PERD. UN MONDE FAIT DE RENCONTRES, DE POSITIONS ET DE SUPERPOSITIONS. DES AFFECTIONS AGITÉES OÙ L’APRÈS RESTE À CONSTRUIRE. FAIRE L’EXPÉRIENCE DE LA COHÉSION, EN TROUVER LE SENS. AFTER AFFECT EST UNE HISTOIRE COLLECTIVE DE PRÉSENT EN TRAIN DE S’ÉCRIRE ET DE QUESTIONS EN SUSPENS. C’EST UNE HISTOIRE QUI COMMENCE ICI, FAISONS CONNAISSANCE.

AFTER AFFECT pour after affect


" L’idée est venue de la direction.
Après avoir expérimenté avec succès les premiers gants robotiques disponibles sur le marché, il était évident qu'il fallait passer à l'étape supérieure. 
4 employés sur les 53 que compte l'entreprise ont acceptés de se faire greffer ce bras mécanisé, et j'en fait partie. Je ne regrette en rien mon choix. Avec mon bras mécanisé je peux répondre plus vite aux demandes des clients, et optimiser la production de mon équipe. Du fait qu'il soit connecté, il arrive parfois que mon bras anticipe la tâche que je pensais lui faire effectuer ! Contrairement à ce que l'on peut penser, ce troisième bras mécanisé ne gêne en rien ma vie de tous les jours, bien au contraire ! C'est un réel objet de curiosité ! L'avantage, c'est qu'il est livré avec plusieurs accessoires : tu peux changer la peau pour adopter un style tatoo et même utiliser du Self-tanneur. Mon bras mécanisé est presque devenu "l'incontournable" de mes Sunday Nail Battle. Les autres sont total paumés, les pauvrettes.Nous n'avons pas la prétention de l'affirmer haut et fort, mais nous savons très bien que nous sommes déjà au delà des autres sociétés en terme d'innovation et de rapidité de production. J'en suis convaincue, une ère nouvelle ne fera surface que grâce à nous. Nous serons prêt à tout."

Coraline Guilbeau pour ca$h converters


"IT LASTS ABOUT FIVE SECONDS, MAYBE EVEN LESS. EC AS A CLIMATE CHANGE, IN WHICH EMOTIONS AND INTENTIONS ARE BOTH STABILIZED AND TROUBLED. WHAT ARE THE OPTIONS? TO FORGET OR TO FOLLOW, KNOWING THAT THERE WON’T BE A SECOND CHANCE TO THIS SECOND CHANCE.NO MATTER WHAT COMES NEXT, SOMETHING JUST FILLED THE ATMOSPHERE OF THE PRESENT, THAT IS NOT REMOVABLE. NOW, YOU CAN’T DO AS IF NOTHING HAD HAPPENED. EYE CONTACT IS AN EVENING OF PERFORMANCES, INTERVENTIONS, CONCERTS, SCREENINGS AND MORE PUT TOGETHER BY THE STUDENTS OF THE BORDEAUX SCHOOL OF FINE ARTS. IT IS THE CONCLUSIVE EVENT OF A 4 MONTHS FIELDWORK RESEARCH IN ATHENS, A COLLECTIVE INVESTIGATION IN TRACING AFFECTIVE AND AESTHETIC RESPONSES THAT ARISE AMID SITUATIONS OF THICK UNCERTAINTIES."

Thomas Boutoux pour EC-EYE CONTACT