TERMINAL INDUSTRIEL, Installation 2017

Avec l’apparition du WI-FI, au début de XXIe siècle, les activités de service se déplacent à la maison. Les interfaces liquides et le design des marques high-tech comme Apple facilitent l’intuition, simplifent les tâches et s’accaparent le travail du consommateur. Le travail s’immisce de plus en plus dans nos sphères personnelles. 

Lorsque je commande en ligne un achat et que j’effectue le paiement sur une interface dédiée, que j’attends le sms de ma banque qui me permet de valider la procédure, que je paye mes impôts dans mon canapé ou que je sais déjà quel temps il fait sans même sortir de mon lit : je confirme mon habitat comme un terminal industriel. 

Certes dans les faits, aucun individu ne peut consommer, jouer, travailler, télécharger ou envoyer des sms 24h sur 24 et 7j sur 7, mais comme il n’existe plus aucun endroit ni aucune situation où l’on ne puisse pas acheter, consommer, ou exploiter des ressources en ligne, le non temps 24/7 fait une incursion acharnée dans tous les aspects de la vie sociale ou personnelle.

Pendant longtemps le bureau était un meuble, un espace où l’on se rendait pour écrire ou lire. À la fin des années 70, avec l’apparition des ordinateurs personnels dans les foyers il est devenu un lieu dans notre sphère domestique. C’est également là qu’est apparue la métaphore du bureau sur ordinateur avec le Xerox en 1981 (introduite par Alan Kay et le Pablo Alto Research Center). L’idée était qu’utiliser un ordinateur est similaire au travail de bureau. Le contenu de l’ordinateur était alors représenté comme étant des documents, des classeurs, une corbeille à papier et une calculatrice sur la surface d’un bureau.

À la manière d’un vortex, cette installation tend à exprimer la vitesse avec laquelle les images et les données sont sans cesse reconfigurées, modifiées, dispersées ou éliminées. En les imprimants directement sur des objets ou en les projetants sur différentes surfaces, je tente de les faire exister physiquement dans l’espace. En les sortant de leur confort numérique je cherche à leur donner un lieu.

TERMINAL INDUSTRIEL
TERMINAL INDUSTRIEL
TERMINAL INDUSTRIEL
TERMINAL INDUSTRIEL
TERMINAL INDUSTRIEL
TERMINAL INDUSTRIEL
TERMINAL INDUSTRIEL