Copyright, 2017

Le projet Copyright interroge la marque comme outils symboliques dont les individus disposent pour construire leur identité. En tant qu’image, par leur statut ou bien leur mise en vitrine, les marques affectent notre sentiment d’appartenance à une communauté - qui est défini comme le lien de parenté ou d’affiliation qu’un individu ressent à l’égard des personnes associées à la marque.

N’étant pas seulement appréciée et vénérée, mais aussi portée, on en déduit ainsi que la marque participe - par extension - du culte de l’individu qui l’arbore. Porter une marque, la posséder, c’est acquérir par association la valeur de cette marque, les représentations sociales qu’elle contient, le prestige et la reconnaissance qu’elle apporte.

L’identification à une marque passe aujourd’hui de plus en plus souvent par l’affirmation de cette adhésion sur Internet, rendant cette dernière visible aux yeux de tous. En utilisant uniquement des recherches Google de logos, le projet Copyright détourne, déplace et inverse les valeurs des marques qu’il donne à voir, lui permettant une réappropriation des logiques qui ont guidés sa conception et sa fabrication. L’économie de l’oeuvre, l’économie du produit, son origine, ses contraintes, sont dissimulés derrière des couleurs, textures et formes destinées au consommateur.

Nous sommes face à cette collection comme face à une production d’usine qui ne laisserait transpirer aucun sentiment et aucune personnalité. Copyright tend à s’imposer en tant que marque autonome déliée aux marques qu’elle présente, recherchant ainsi, elle aussi, une auto-célébration. 

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