SOPHIE DELTOMBE

Née en 1993, Sophie Deltombe vit et travaille à Paris. Issue de l’École des Beaux Arts de Bordeaux, elle valide son DNSEP en juin 2017.

Sophie Deltombe aime dire qu’elle est une spéculatrice. Mais au lieu d’actions et de titres, elle spécule sur des images, des idées et des affectivités. Puisant son inspiration dans le monde qui l’entoure - le système économique et social complexe du début du XXIème siècle - elle tente de mettre en lumière son rapport quotidien aux objets connectés.

Ses recherches interrogent l’hybridation entre physique et virtuel et la dissolution des frontières entre les sphères privées et publiques. Elle explore les dispositifs de contrôle, le travail, les procédés de fabrication, les modes de consommation et les compulsions comme autant de mondes sur lesquels elle spécule.

La première étape de son travail consiste à mettre en lumière les règles qui l’entourent. Elle se plait ensuite à les ausculter, les transformer, jouer avec et ainsi les emmener ailleurs. Il y a dans ses projets, toujours une dimension proche du béta-testing et des conséquences qu’il entraîne lorsqu’il devient expérience. Quand une activité devient quotidienne, quand un même geste se répète dans une habitude, sa modalité change.

Dans les formes qu’elle produit se mêlent installations, vidéos et objets; basées sur la réappropriation des procédés de fabrication d’un produit ou d’un geste en vue d’une amélioration, d’une extension ou d’une augmentation. Détourner, déplacer ou inverser les valeurs d’un produit ou d’un geste lui permet une réappropriation des logiques qui ont guidés sa conception et sa fabrication. Il ne s’agit pas d’inverser les valeurs, de casser les codes ou de les renverser, mais de les déporter au-delà d’eux-mêmes, dans des contextes d’usage inhabituels qui en varient les effets.

À travers L’ANNEXE, son atelier qu’elle créer et partage avec trois artistes (Laurie Mortreuil, Tristan Gac et Nicolas Moreau), elle programme et coordonne des événements (expositions, performances, discussions, projections) et collabore avec des artistes de tout horizon.

Avec le collectif AFTER AFFECT, qu’elle créer en aout 2017 avec Léna Peyrard, Jules Baudrillart et Nicolas Degrange, elle déploie une nouvelle vision de son travail autour des questions de communauté, de sentiment d’appartenance à un groupe et des outils symboliques dont l’individu dispose pour construire son identité. 


SOPHIE DELTOMBE

Born in 1993, Sophie Deltombe lives and works in Paris. Coming from the School of Fine Arts in Bordeaux, she graduate in June 2017.

Sophie Deltombe likes to say that she is a speculator. But instead of actions or titles, she speculates on images, ideas and affectivities. Drawing inspiration from the world around her - the complex economic and social system of the early twentieth century - she tries to highlight her daily relationship to connected objects.

Her research questions the hybridization between physical and virtual and the dissolution of boundaries between private and public spheres. She explores control devices, work, manufacturing processes, modes of consumption and compulsions as so many worlds on which she speculates.

The first step in her work is to shed light on the rules that surround her. Then, she likes to transform them, play with them and take them elsewhere. In her projects, there is always a dimension close to beta-testing and the consequences it entails when it becomes experience. When an activity becomes daily, when the same gesture is repeated in a habit, its modality changes.

Her forms are mixed into installations, videos and objects; based on the reappropriation of the manufacturing processes of a product or a gesture for improvement, extension or augmentation. Diverting, moving or reversing the values f a product or gesture allows it to reclaim the logic that guided its design and manufacture. It is not a question of inverting values, breaking codes or overthrowing them, but of deporting them beyond themselves, in unusual contexts of use that vary their effects.

Through L'ANNEXE, her studio, which she creates and shares with three artists (Laurie Mortreuil, Tristan Gac and Nicolas Moreau), she programs and coordinates events (exhibitions, performances, discussions, screenings) and collaborates with a lot of artists with different practices.

With her collectif AFTER AFFECT, which she created in August 2017 with Lena Peyrard, Jules Baudrillart, Kevin Barois and Nicolas Degrange, she deploys a new vision of her work around issues of community, sense of belonging to a group and symbolic tools that the individual has to build his identity.